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Cote : g226_1_f_015__r____ | ID_folio : 1817 | ID_Transcription : 939 | ID_Image : 5450

Maison rustique du xixe siècle, Bailly de Merlieux, 4 vol. in-4°, 1835

Moyens de prévoir le temps
tirés du baromètre(p. 17)
tirés du thermomètreRéf. bibl.
tirés de l’hygromètre.Réf. bibl.
Pronostics fournis par les astres, les végétaux, les animaux.Réf. bibl.
Terrains marécageux, - dans les années favorables donnent des foins de mauvaise qualité. Quelquefois les bœufs perdent toute leur énergie et se couvrent de poux si on les nourrit des herbages des marais.Réf. bibl.
L’amendement du sol consiste à corriger ses défauts par l’emploi de substances ayant des qualités opposées il importe d’étudier la situation respective du terrain – la nature et la composition de la substance à extraire et à employer – et la dépense qui en résultera. (p. 60)2
Amendements calcaires
1° le chaulage ou l’emploi de la chaux pour les sols sablonneux, – et ceux où il y a beaucoup de pins ;Réf. bibl.
2° marnage : terrains argileux et humides mais le fumier est utile. Il double l’action de la marne3  ;Réf. bibl.
3° plâtras ou débris de démolition ;(p. 70)
4° falunage ou emploi de coquilles.Réf. bibl.
Amendements stimulants
- plâtre. sulfate de chaux ou gypses.
Pour les légumineuses – fèves, haricots, pois.
Mais cela les rend difficiles Ă  la cuisson.
RĂ©f. bibl.

- cendres.Réf. bibl.
Engrais
– Durant les sécheresses ne produisent souvent aucun effet.Réf. bibl.
Engrais verts, bons pour le Midi, mais en Angleterre on aime mieux convertir les récoltes vertes en fumier, en les faisant consommer par les bestiaux que de les enterrer.Réf. bibl.
Engrais animaux : – sang desséché (p. 93), – vidanges, déchets de boyaux, – os concassés.
Engrais liquides. – arrosages. – lisier4 = Suisse, mélange d’excréments, d’urine et d’eau qu’on opère avec soin – poudrette.Réf. bibl.
Inconvénient des engrais infects. – Les produits en conservent l’odeur.(p. 98).
– Le fumier des bestiaux est employé de deux manières 1° mêlé avec la litière de bétail ; 2° en faisant paître les animaux sur le sol.Réf. bibl.
– Après le parcage5 , on donne un labour qui ne doit pas renverser la terre entièrement mais la remuer seulement.Réf. bibl.
À Arcis-sur-la Cure près d’Auxerre, dans des grottes, dépôts naturels de fientes de chauve-souris.(p.107)
Compost = mélange de terre et de fumier.Réf. bibl.

Transcription : Stella Mangiapane

Page de notes de lecture

Titre de la page : Maison rustique du xixe siècle,Bailly de Merlieux, 4 vol. in-4°, 1835


Notes

1Comme l’indique Flaubert lui-même dans le Carnet 15 (f° 65r°), la lecture de la Maison rustique (dans l’édition en quatre tomes) s’échelonne entre le 1er novembre et le 20 décembre 1872 (cf. G. Flaubert, Carnets de travail, Edition critique et génétique établie par P.-M. de Biasi, Paris, Balland, 1988, p. 512). Suivant toujours les indications de Flaubert, le premier tome de l’ouvrage, dont l’écrivain tire cinq pages et demie de notes (les fos 15r°, 15v°, 16r°, 16v°, 17r° et la première partie du f° 17v°) est lu et annoté entre le 1er et le 17 novembre 1872. Flaubert lit les trois autres tomes entre le 26 novembre et le 20 décembre 1872 et il en tire quatre pages et demie de notes (fos 17v°-seconde partie, 18r°, 18v°, 19r°, 19v°), Ibidem. Souvent la sélection des contenus recopiés par Flaubert privilégie les parties du texte que l’auteur de la Maison rustique met en relief en se servant de l’italique (baromètre, thermomètre, hygromètre, marécageux, foins [de] mauvaise qualité...). Ces cas de recopiage de termes ou phrases qui dans le texte sont en italique appartiennent à une vaste série d’exemples analogues que l’on retrouve dans presque toutes les autres pages de notes tirées de ce même ouvrage ; ils sembleraient indiquer que Flaubert a tendance à se laisser guider par cette modalité de mise en relief typographique, ce qui pourrait être l’indice d’une pratique de lecture sélective des textes-source.

2Le chapitre concernant les amendements commence à la page 59 du tome I. La note de Flaubert résume les contenus des pages 59-60 sans proprement respecter l’ordre suivi par l’auteur : après avoir donné la définition de cette pratique (« c’est amender le sol, que de corriger ces défauts par l’emploi de substances ayant des qualités opposées », p. 59), l’auteur explique en cinq points que l’« examen préliminaire » auquel doivent se livrer le propriétaire et le fermier consiste : « 1° A bien connaître la nature, l’état et la composition du sol qu’on se propose d’amender ; 2° A rechercher les substances les plus proches et les plus faciles à extraire propres à cet amendement [...] ; // 3° A étudier la nature, les propriétés et la composition de la substance qu’on se propose d’employer [...] ; 4° A examiner la situation respective du terrain à amender et le gisement de l’amendement [...] ; 5° Pour les amendemens stimulans qui sont rarement sur le lieu même à la disposition du cultivateur [...] [à calculer le] prix d’achat et d’expédition [...] ». Cela permettra au cultivateur de « comparer entre eux, d’une part, les effets de l’amendement sur ses terres et [...] d’une autre part, les dépenses qu’entraînera l’opération » (p. 59-60).

3On lit : "La marne double donc l’action du fumier" dans l'ouvrage (t. I, p. 70).

4On lit "lizier" dans l'ouvrage (t. I, p. 97).

5On lit "parcage" dans l'ouvrage (t. I, p. 106). Ce lapsus de Flaubert modifie sensiblement le sens de la note car le pacage est l’action de faire paître le bétail, tandis que le parcage consiste dans le fait de fertiliser un terrain par les déjections des moutons parqués pendant la nuit.

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