fermer

f¬į024 - Verso | f¬į025 - Recto  << Cote Montmorency - vol. 495 - f¬į025 - Verso -  >> f¬į026 - Recto | f¬į026 - Verso

Cote : Montmorency_495_f_025__v | ID_folio : 3600 | ID_Transcription : 3605 | ID_Image : 14314
Ainsi le gouvernement toujours avec la même force absolue sera dans son minimum de force relative ou d'activité. (p. 117)
Plus le gouvernement se rel√Ęche √† mesure que les magistrats se multiplient¬†; -¬†plus le peuple est nombreux, (plus il y a de volont√©s particuli√®res) plus la force r√©primante doit augmenter¬†; or plus l'√©tat s'agrandit, plus le gouvernement doit se resserrer.R√©f. bibl.
L'art du l√©gislateur est de fixer le point o√Ļ la force et la volont√© du gouvernement, toujours en proportion r√©ciproque, se combinent dans le rapport le plus avantageux √† l'√©tat. R√©f. bibl.
Division des gouvernements.
Lorsque le souverain commet le d√©p√īt du gouvernement √† tout le peuple ou √† la plus grande partie du peuple en sorte qu'il y ait plus de citoyens magistrats que de citoyens simples particuliers¬†:¬†d√©mocratie¬†; si le gouvernement est resserr√© entre les mains d'un petit nombre il y a plus de simples citoyens que de citoyens magistrats¬†:¬†aristocratie¬†¬†; si tout est concentr√© entre les mains d'un magistrat unique d'o√Ļ les autres tiennent leur pouvoir¬†:¬†monarchie.
Réf. bibl.

La forme du gouvernement est indifférente.
Ces trois formes peuvent se varier et se combiner à l'infini : il n'y a point de meilleure forme de gouvernement, absolue. (p. 121)
Démocratie stricte, impossible
La meilleure d'abord semble la d√©mocratie, et cependant que d'inconv√©nients (v.¬†p.¬†123-125). ¬ę¬†Rien n'est plus dangereux que l'influence des int√©r√™ts priv√©s dans les affaires publiques, et l'abus des lois par le gouvernement est un moindre mal que la corruption du l√©gislateur, suite infaillible de vues particuli√®res.¬†¬Ľ -¬†¬ę¬†√Ä prendre le terme dans la rigueur de l'acception, il n'a jamais exist√© de v√©ritable d√©mocratie, et il n'en existera jamais. Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouvern√©.¬†¬Ľ S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait d√©mocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas √† des hommes. R√©f. bibl.
Aristocratie, trois formes : naturelle, élective, héréditaire. C'est leur ordre historique, selon J.-J. Rousseau. - La première ne convient qu'à des peuples simples, la troisième est le pire de tous les gouvernements. (J.-J. Rousseau ne dit pas pourquoi.) La troisième est le meilleur : c'est l'aristocratie proprement dite. Cette forme comporte une certaine inégalité de fortune pour qu'en général l'administration des affaires publiques soit confiée à ceux qui peuvent le mieux y donner tout leur temps. Réf. bibl.
Monarchie : ici, au lieu qu'un être collectif représente un individu c'est l'individu qui représente un être collectif - est le gouvernement qui a le plus de vigueur - prépondérance excessive de la volonté particulière. - Dans un gouvernement républicain le mérite élève les hommes, dans une monarchie l'intrigue.(p. 135)

Transcription : St√©phanie Dord-Crousl√©, √Čmeline Gor√©gues

Page de notes de lecture

Si vous avez relevé une erreur de transcription ou de normalisation, si vous pensez avoir déchiffré un mot illisible, prenez contact avec nous :